La poudre de perlimpinpin
Le 26 avril 2007 dans La vie des mots

Moins considérée que les «remèdes de bonne femme», c’est la poudre des charlatans.
L’expression remonte au début du XVIIe siècle, pour désigner péjorativement les divers onguents, encens et poivres douteux auxquels les marchands du Pont-Neuf attribuaient des vertus curatives.
Selon Alain Rey, des dictionnaires du Robert, le mot « perlimpinpin » (qui s’était d’abord écrit «prelimpinpin») serait une formation plaisante, une onomatopée de formule magique telle que le célèbre “abracadabra”.
Cela sous-entend que ce remède soit disant magique et miraculeux n’est en fait d’aucune efficacité.
Or Robert Escarpit, dans ses «Contes de la Saint Glinglin», a retrouvé la trace d’une poudre du Père Limpembein, qui faisait revivre les morts…
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Le avril 26th, 2007 à 15:22
- Grand mère, grand-mère ! J’entends des cloches !
- Bien sur mon petit cabotin, c est la poudre de perlimpinpin de ton cousin l’argentin
- je reste au lit ?
- tu parles, attend la seing glinglin
Le avril 27th, 2007 à 13:18
Je ne sais pas pourquoi des ignares prétendent que c’est Chirac qui a inventé l’expression abracabrantesque… C’est un mot qui se trouve dans le dico depuis plus d’un siècle. La bravitude de Ségolène, c’est autre chose…
Le juillet 9th, 2007 à 10:22
Bonjour,
À propos de “La poudre de perlimpinpin”, je crois que c’est ma version qui me semble la plus plausible :
Perlimpinpin
Merlin dit l’Enchanteur
était aussi un peintre du dimanche
Mais il était très maladroit
d’où “se débrouiller comme un manche”
À cette époque, les peintres fabriquaient leurs couleurs
Ils maniaient régulièrement des pigments
Réduits en poudre très fine et forcément volatile
Merlin, à la fenaison, était toujours enrhumé
et comme de bien entendu, il éternuait : Atchoum, atchoum, atchoum…
Immanquablement, toutes les poudres s’envolaient en se mélangeant
De très loin, on pouvait voir un gros nuage de couleurs se former
Alors, tout le monde disait : Merlin peint, Merlin peint, Merlin peint…
Et chacun accourait croyant que ce nuage avait des pouvoirs magiques
Les uns voulaient en prendre plein les yeux
afin d’en voir de toutes les couleurs
Et d’autres disaient que ce n’était que de la poudre aux yeux
que Merlin leur jetait
On lui intenta un procès pour plus de clarté
Le juge lui demanda : Alors, comme ça, Merlin peint ?
Merlin, le nez complètement pris, répondit de but en blanc : Perlin peint !
Le juge interloqué : Co… co… comment Perlin peint ?
Perlin peint peint, Perlin peint peint ! répéta Merlin
Le juge ne sachant plus sur quel pied danser s’en tint coi
Et les jurés classèrent l’affaire comme nulle et non avenue
Paraît-il que Molière s’écria : “Ne détachez vers lui nul de vos pensées”
(On ne sait pas trop ce qu’il a voulu dire par là)
Voilà une des versions de perlimpinpin.
Le décembre 30th, 2007 à 13:10
bonjour moi j aimerais parfois avoir de la poudre de perlinpinpin